THE DREAMING - Kate Bush

20 septembre 2008

Introduction

2693376989_5e04608c4f


Comme la plupart des Français, je connaissais Kate Bush à travers ses gros tubes tels que Babooshka ou Running up That Hill. Je m'étais alors décidé, dans la fin des années 90, à acheter un "Best of" afin de découvrir un peu mieux l'artiste (c'est assez intéressant d'avoir des morceaux de différentes époques pour ensuite acheter les albums). Et il faut reconnaître que les chansons que j'aimais le moins étaient Sat in Your Lap et The Dreaming ! C'était à se demander ce que ces chansons faisaient dans cette compilation.
Alors j'ai ensuite acheté les albums The Kick Inside, puis Lionheart et Never for Ever (souvent en promo en grandes surfaces). A l'époque, j'étais à la fac et les "risques musicaux" à 15 euros étaient limités ! Ce n'est que 2 ans après mon premier investissement que j'ai acheté The Dreaming. Je l'avais pris pour la collection et non pour les morceaux qu'il contenait. Je restais vraiment hermétique à ces chansons étranges, avec plein de cris et très peu de mélodies chantées.
Puis un été, je suis parti en Malaisie et j'ai pris l'album dans mes bagages en me disant que là-bas, je pourrais me forcer à l'écouter sur mon discman et que si je le perdais pendant le voyage, ça ne serait pas trop grave !
Et c'est sur place, allongé dans mon lit, en écoutant Pull out The Pin, que j'ai eu LE déclic. Je pense qu'il y avait le fait d'être en Asie et que, pendant mon séjour, on m'avait prêté un didjeerido venu d'Australie : deux cultures que je n'avais pas eu l'occasion de rencontrer avant.

Depuis, j'écoute The Dreaming très (trop?) souvent. Je m'endors dessus pratiquement plusieurs nuits par semaines depuis quelques années et je découvre encore des surprises : une voix qui s'est immiscée, un riff de guitare, trois notes de basse ou un accord de piano. Ca en devient presque obsédant : comment peut-on encore être surpris par cette musique? Et les textes? Ces derniers sembleraient être riches et mystérieux... Surtout pour un Français ! Que cache cette apparente opacité (voir simplicité) de la première écoute? Pourquoi certaines personnes ont-elles eu une attitude de rejet? Pourquoi cet opus a-t-il le respect des "fans"?

Je veux faire une enquête ! Savoir ce qui est passé dans la tête de Kate Bush pour arriver à ce résultat, en sachant qu'elle a produit cet album; donc tout maîtrisé. Quels sont les instruments, les accords, les voix, les images dans les textes, les références,... Cette entreprise fastidieuse me semble aussi inutile qu'essentielle ! C'est une sensation paradoxale qui semble d'ailleurs envahir cet album : Il représente tout et son contraire.

Posté par daturableu à 16:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Analyse de la pochette

La pochette de l’album est composée de deux parties très distinctes : le titre et la photo. En réalité, on peut considérer qu’il s’agit d’un carré blanc où « THE DREAMING » est écrit en noir le long du côté supérieur. S'ajoute ensuite la photo qui a été centrée sur l’espace restant en laissant une marge blanche tout autour. Le nom « KATE BUSH » ,en jaune orangé, est ajusté sur le coin supérieur gauche de la photo. De plus, la photo est en ton « sépia », sauf sous l’œil gauche du visage de Kate Bush où on peut voir une trace bleu-gris et la clé qui a une teinte dorée.

 

Cette maquette peut faire penser à deux objets bien précis. D’une part, les proportions de blanc autour d’une photo peuvent rappeler les tirages polaroïd. Ce procédé a été inventé en 1948 aux Etats-Unis par Edwin Land et la première photo était un tirage sépia.

POLA__1_11283391791_l

D’autre part, et de manière peut être plus convaincante, l’organisation de la pochette se rapproche des affiches de films des années 30 et 40. On pouvait y voir un titre de film ou le nom des acteurs sur un fond blanc (ou uni) et une photo des visages des protagonistes du film avec les noms (ou le titre) en incrustation.

RomanticMovies_TheBigSleepMoviePoster

 


invisible_stripes


1800106078pD’ailleurs, le thème de la photo et la pose de Kate Bush rappellent aussi cette époque. Ces films avait forcement une histoire d’amour et la séquence du baiser est inévitable !

conf100

De plus, le regard fuyant fait aussi partie de cet esthétique. Soit la femme ne regarde pas l’homme qu’elle embrasse sur l’affiche, soit le regard n’est pas fixé sur l’objectif. La photo est faussement prise dans l’action.

 

the_kiss1


coverPourtant, il y a une différence majeure entre la photo de pochette de The Dreaming et toutes les autres photos vues jusqu’ici. En effet, dans ces films, c’est l’homme qui est protecteur, qui embrasse (au sens propre), qui prend l’initiative. Sur la pochette, c’est Kate Bush qui a un rapport dominant sur l’homme : elle le tient, il est attaché et c’est elle qui s’approche pour donner un baiser.

Au premier regard, l’homme semble même invisible. Il est caché par un cadenas, une chaîne, une main et se fond dans les feuilles. Celui qui regarde cette photo sans connaître la chanson Houdini peut entrevoir un rapport masochiste du couple (du genre « Chéri ! Ce soir tu m’attaches ! »), même si l’histoire du célèbre magicien peut également s’en approcher !

En outre, la simple évocation du baiser revoie à plusieurs images comme le baiser de la mort (qui est d’ailleurs un film des années 40) ou le baiser de Juda par exemple.

Enfin, on peut s’attardé sur le petit détail qui a une grande importance : la clé. Il faut bien regarder la pochette pour la voir. D’ailleurs, la voit-on vraiment ? Est-ce une bague ? Un pendentif ? Est-ce qu’il y a une petite étoile ? Est-ce le gros cadenas ou la phrase au dos de la pochette qui permet de la faire exister ?

La pochette apparaît donc petit à petit à la personne qui la regarde. Les éléments se précisent au fur et à mesure que celle-ci s’approche du centre de la photo. Et sur le plus petit des détails, il faut entrer dans l’album pour l’expliquer (la clé du mystère).

 

 

Posté par daturableu à 17:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Analyse du dos de la pochette

back

Voici le dos de la pochette. La liste des chansons de la face 1 commence en haut à gauche et celle de la face 2 en haut à droite. Il en résulte une collision entre la dernière chanson de la face 1 (Leave It Open) et la dernière de la face 2 (Get Out of My House).
On retrouve donc 3 paquets de 4 chansons avec une ligne de titre horizontale qui n'est pas en réalité avec la chronologie de l'écoute.
Une phrase en italique :

"With a kiss I'd pass the key..."

avec les guillemets dans le texte.

(en construction...)

Posté par daturableu à 17:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

This album was made to be played loud

this_album

(en construction)

Posté par daturableu à 17:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]